lundi 12 mai 2008

La presse écrite : industrie polluante ?

Virgin Mega, filiale du Groupe Lagardère, connu pour sa stratégie de convergence et sa presse à la ramasse (Télé 7 Jours, Paris Match, Entrevue, Public...) reprend les arguments à la mode outre-Atlantique, comme chez Press Display, dont je vous parlais ici, par exemple.

Reçu ce chouette mail, qui me propose de "faire un geste pour ma planète" avec 'l'Eco-forfait illimité", à savoir la mirifique possibilité de télécharger toutes les nouveautés pour 17,90 € par mois, dont 1 € revérsé au WWF.
A croire que l'écologie devient la promesse à la mode pour tenter de caser de la presse digitale, dont les faibles ventes ont bien déçu les éditeurs, qui y auraient bien vu un moyen pratique de ne surtout rien changer à leur manière de faire des journaux, à part les convertir en pdf plus ou moins élaborés.
Je ne sais pas vous, mais - à l'heure des RSS et autres widgets - tourner les pages d'un magazine virtuel comme un benêt en cliquant sur ma souris, ça m'a toujours semblé un brin surréaliste. pour accéder à l'information, ou même me détendre. D'autant que pendant très longtemps, à l'exception notable de la presse quotidienne et de quelques news, peu de titres ont fait l'effort de se doter d'un site web digne de ce nom, c'est-à-dire riche de contenus et d'interactivité.
Mais les éditeurs ont toujours préféré croire que c'est le support (le papier) ou le canal (l'internet) la cause de leurs problèmes.

Toujours est-il que cette (fausse ?) culpabilité des éditeurs éco-citoyens fait des ravages. Même la très respectable association Magazine Publishers of America arrose de pages de pub les magazines US, incitant les lecteurs à recycler leurs canards dès qu'ils sont lus.
Alors, la presse est-elle oui ou non devenue une industrie polluante ?

Pour les forêts, je n'en suis pas si sûr(*), d'autant qu'au rythme où ses ventes régressent et où la pub déserte ses pages, la presse est condamnée à faire de moins en moins de mal aux arbres ;-)
Mais pour l'intelligence et l'intégrité, le doute est permis... et ne date pas hier.
(*) En servant de caution, on peut facilement devenir le dindon de la farce. Si vous voulez vraiment aider le WWF , vous pouvez toujours y faire un don. Ca leur rapportera plus que la dime qui leur échoit dans le fameux"eco-forfait illimité", vous pouvez me croire.

dimanche 27 avril 2008

Green Marketing... Greenpeace : 1 - Dove : 0


Je vous avais dit ici tout le bien que je pensais de la campagne de Dove pour la "vraie beauté".

Greenpeace vient de contre-attaquer en détournant le spot "Onslaught" pour dénoncer la déforestation en Indonésie. La cause principale serait la production intensive d'huile de palme, nécessaire à l'élaboration des produits de la marque-phare d'Unilever.

Je cite : "Greenpeace a publié un nouveau rapport qui met en lumière le rôle des fournisseurs d’huile de palme d’Unilever. Ils sont impliqués dans la destruction des forêts qui servent aussi d’habitats aux orangs-outans dans la région du Kalimantan, en Indonésie.
Unilever se présente comme une entreprise soucieuse des questions environnementales mais, dans le même temps, elle ne prend pas ses responsabilités dans ce dossier. L’entreprise doit cesser de s’approvisionner auprès de fournisseurs d’huile de palme impliqués dans la déforestation. Elle doit par ailleurs soutenir un moratoire sur la destruction ultérieure des forêts indonésiennes. La déforestation contribue également aux changements climatiques."

Comme tout bon communiqué militant, celui-ci renvoie vers une pétition que vous pourrez trouvez ici

Mauvaise nouvelle : il va donc nous falloir choisir entre la beauté de nos compagnes et la survie des orang-outans, voire de la planète elle-même.

En revanche, Greenpeace vient de démontrer à nouveau ses talents en marketing... Pour une autre illustration, visant cette fois-ci les pubs considérées mensongères de l'industrie automobile, faites donc un tour sur leur site .

lundi 14 avril 2008

Retour vers le Futur (8) : 2022, aujourd'hui



Haïti, où les plus pauvres se nourissent de gâteaux de boue, s'est vu gratifié d'une aide d'urgence de 10 ridicules petits millions de dolars par la Banque Mondiale...

Cette dernière et le FMI ont sonné aujourd'hui la mobilisation générale face à la crise alimentaire mondiale qui ravage les économies des pays en voie de développement et dont les émeutes de la faim sont la manifestation la plus médiatisée.

Crise alimentaire créée par la flambée des prix des céréales (+56% attendu en 2008, après une hausse de 37% en 2007), et dont les causes tiennent au développement des bio-carburants pour remplacer le pétrole cher, aux minauderies occidentales sur l'agriculture OGM, aux réflexes spéculatifs des hedge-funds...

Soylent Green (Soleil Vert), dont le trailer ouvre ce post, a été tourné il y a 35 ans... Il est en passe de devenir le classique ultime, et ça n'a rien à voir avec le décès ce weekend de Charlton Heston...

Car le secret de Soylent Green, c'est bien sûr que l'Homme se nourrit de l'Homme.

Ni marketing ni humour au programme de ce soir... Sorry !

dimanche 13 avril 2008

Quel Social Technographic êtes-vous ?

Back to the basics : en attendant la fin du pétrole, la grande récession et l'implosion du capitalisme, il faut bien continuer à faire bouillir la marmite !!

Voici donc un post 100% marketing et technologies, pour mes amis et confrères marketers.

Deux vice-présidents de Forrester Research - Charlene Li et Josh Bernoff - s'apprêtent à publier un bouquin qui passe déja pour la nouvelle Bible à destination des entreprises qui veulent s'adapter à l'ère du 2.0 : Groundswell (lame de fond, in french) : winning in a world transformed by social technologies (c'est assez clair, je pense)...

Courte définition : "Groundswell : tendance sociale par laquelle les gens utilisent les technologies pour se procurer par eux-mêmes et entre eux plutôt qu'auprès d'institutions traditionnelles comme les entreprises, ce dont ils ont besoin".

Groundswell se propose donc de fournir aux executives les conseils d'adaptation et de survie pour ces temps troublés.

On y trouve entre autres une petite segmentation dite des "Social Technographics" (cf. slideshow) qui classifie en 6 niveaux - des Créateurs aux Inactifs, en passant par les Critiques, les Collecteurs, les Suiveurs et les Spectateurs - la manière dont les consommateurs utilisent la dimension "sociale" de la Toile.

Sur le site promotionnel du livre, un petit gadget permet de visualiser en ligne cette segmentation sur 5 tranches d'age et une dizaine de pays, en différenciant hommes et femmes, afin de se faire une idée des blogs et réseaux sociaux pour une cible donnée.

Après avoir un peu joué avec ce Data Tool, on en tire ces rapides conclusions :

- le Net est majoritairement un media social pour les jeunes : tous les groupes sont en sous-représentation passé 45 ans (à part bien sûr les Inactifs)

- l'Europe (et spécialement la France) est à la traine en Social Networking, et surtout à cause des femmes (pardon, Ladies...), qui décrochent dès 25 ans...

- Enooooorme surprise : le pays le plus créatif et actif en la matière est... la Chine (enfin, celles des grandes métropoles). Une bonne nouvelle pour la démocratie, peut-être ?

Amusez-vous bien et bonnes lectures.

Source : Advertising Lab

mercredi 9 avril 2008

Capitalisme cannibale



Qui parle de marketing parle forcément de capitalisme...

Au moment où le Nouvel Economiste évoque sans ambages la crise financière mondiale en une 1ère page fièrement ornée du titre "La Fin d'un Monde" et d'une bien jolie image des dernières heures du Titanic (vous pouvez télécharger ce numéro ici), c'est le système même de génération du profit, ses moyens et ses finalités, qui pose question.

Après avoir joué les Cassandre dans mon précédent post, je vais essayer de ne pas passer pour un dangereux révolutionnaire... Et donc prudemment me retrancher derrière des autorités reconnues...

So please, meet Robert Reich, ancien ministre de Clinton, et présentement professeur d’économie à Berkeley. Reich a publié depuis 1982 une douzaine de bouquins dont le dernier est traduit en France sous le titre "Supercapitalisme".

La théorie de Reich peut se résumer en ces termes : arrivé a une étape ultime de son évolution, le capitalisme est en passe de devenir antidémocratique.

Comment ? Ben c'est tout bête...

Rappelons d'abord que dans la doctrine d’origine du capitalisme, l’objectif premier était de créer de la richesse pour l’ensemble de la société.

Ca a marché un bon moment pourtant : en agrandissant le "gâteau économique” et en profitant largement au consommateur (des prix toujours plus bas, des choix toujours plus vastes...), on a su booster notre croissance.

Ajoutons-y maintenant quelques décennies de mondialisation, le poids des fonds de toutes sortes dans le capital des entreprises et le consumer power : ça nous mène à l’hyperconcurrence, ainsi définie par Reich :" Que ce soit pour attirer des investisseurs, des clients ou des talents, chaque grande entreprise se retrouve en concurrence avec d’autres quelque part dans le monde. Cela a commencé dans les années 70, s’est considérablement intensifié dans les années 80 et ne cesse de monter en puissance depuis.”

L'hyperconcurrence est la maman du supercapitalisme, vous l'aurez compris.

Comme dans le catch à 4, nous avons donc sur le ring l'Entreprise, l'Actionnaire, le Consommateur et l'Etat.

L'Entreprise a un but essentiel (unique ?) : faire en sorte que l'Actionnaire sorte indemne et victorieux du ring. Le Consommateur se croit maitre du jeu (enfin, du moins jusqu'à l'effondrement de son fameux pouvoir d'achat) mais bon, il joue quand même un peu le sparring-partner dans ce drôle de manège. Quant à l'Etat, il voudrait bien n'être que l'arbitre de ce joyeux bordel, mais il faut bien qu'il balance çà et là quelques manchettes, histoire de réguler quand pleuvent les coups bas (Enron, SG, Microsoft...), tout en évitant les assauts du lobbying...

Le problème est évidemment que ce que le Consommateur gagne (ou croit gagner..), le Citoyen le perd (car c'est lui bien sûr, le grand absent du champ de bataille).

Dixit Reich : “Cet univers de bonnes affaires et de choix toujours plus large que ce supercapitalisme rend possible a un coût, payé par la planète et les salariés ; inutile de se leurrer : ce sont là deux facettes d’une même réalité. En permettant aux entreprises de licencier à tour de bras, en affaiblissant les syndicats, en cautionnant toutes les dérives sociales et environnementales dans le seul but d’accroître la compétitivité de notre marché économique, c’est tout l’équilibre sociétal que l’on met en danger.”

Emporté par son élan, Reich fait la peau à quelques faux-semblants :

1. L’entreprise éthique, socialement responsable n'existe pas :" les sociétés ne peuvent sacrifier ni leurs volumes de ventes ni les dividendes de leurs actionnaires: lorsqu’elles prétendent le faire au nom d’un quelconque bien commun, c’est uniquement dans le but d’entretenir leur image".
Attention donc à la confusion : les postures éthiques fréquemment affichées sur les marchés ne doivent pas faire croire au public que le changement pourrait venir des entreprises : c'est juste du marketing !
2. Les consommateurs n'ont pas le pouvoir d’influer sur le comportement des entreprises. “Les consommateurs ne peuvent, par exemple, contraindre une entreprise comme Wal-Mart à changer ; tout ce qu ils peuvent faire, c'est la contraindre à dépenser plus en communication éthique !"

3. L'autorégulation, ça ne marche pas... “On doit se débarrasser de ces idées obsolètes sur le marché économique mondial : la régulation ne peut être naturelle et imaginer que le problème puisse être résolu sans l’aide de l’Etat est totalement illusoire. On ne peut plus imaginer pouvoir aller contre la nature des entreprises et prix. C’est donc au(x) gouvernement(s) d’agir.”

Je sais, ça sonne très altermondialiste... Ca n'empêche pas l'ouvrage de Reich d'avoir rencontré un fort retentissement dans le milieu économico-politique. Peut-être parce qu'il fut sous Clinton un ardent défenseur du rôle sociétal des entreprises....ouvertement déçu depuis par leurs réalisations en termes d'éthique et de développement durable.

La vraie nouveauté de sa théorie est qu'il désigne comme responsable et source de la dérive le consommateur lui-même, ce Janus shizophrène, enfant gavé de la société de consommation, investisseur spéculatif et dans le même temps citoyen insatisfait, voire inconséquent.

La boucle est donc bouclée et on a renvoyé chacun a ses responsabilités.
Reich n'a même pas de solution miracle : il plaide juste pour un réveil éthique et citoyen, en ayant néanmoins la lucidité d'admettre que ça peut prendre pas mal de temps... pour restaurer le couple capitalisme-démocratie au bord du divorce.
Pour finir, même si comme souvent avec les auteurs américains, l'analyse de Robert Reich porte d'abord sur le modèle économique US, elle n'épargne pas l'Europe et particulièrement la France.
Car d'après lui, d’ici 5 à 10 ans, plus de 50 % de notre économie sera passée en mode "supercapitalisme”.

Si les petits cochons ne nous mangent pas...

mardi 25 mars 2008

Retour vers le Futur (7) : la Longue Urgence


Vous aimez la SF ? Vous allez adorer ce qui suit....
A peu près tout ce que je publie sur ce blog part d'un postulat a priori évident : le modèle de société occidental, capitaliste et industrialisé, continuera à s'étendre, et avec lui l'influence du marketing et des technologies dans nos vies quotidiennes, parfois à l'excès...
Rien de nouveau jusque-là. Sauf que....

Un autre scenario commence à avoir de dangereux accents de réalité et de grandes inquiétudes (c'est un euphémisme) sont en train de se former de l'autre côté de l'Atlantique sur les effets qu'auront la fin du pétrole et le réchauffement climatique sur la structure même de la société américaine.
Résumons :
1. L'humanité aurait déja atteint ou dépassé le redouté "peak oil" planétaire, c'est-à-dire que nous aurions exploité les 50% des ressources disponibles en pétrole, et les 50% les plus faciles, donc les moins coûteuses à extraire. Les autres ressources en énergie fossile (pétrole surtout, gaz dans une moindre mesure) sont logées dans des zones moins accessibles ou dans des pays qui entretiennent avec l'occident des relations que nous qualifierons de mitigées (vous vous souvenez que l'une des raisons de la guerre en Irak était d'exporter le modèle de démocratie à l'occidentale sur toute la zone moyen-orientale, sans doute). Toute l'énergie à venir va donc nous coûter plus cher, et ce de manière exponentielle, d'autant que les besoins augmentent avec la forte croissance des puissances émergentes, Chine et Inde en tête
2. La société américaine est chroniquement dépendante du pétrole : des infrastructures qui tournent à l'énergie fossile, un réseau ferré sous-développé, un mode de vie qui privilégie les banlieues dites "à l'américaine" précisément, une moyenne de 11 déplacements automobiles par jour et par foyer, des transports aériens intensifs, etc....
3. Les énergies alternatives ne seraient pas encore au point, ou bien -et c'est plus probable - incapables de produire la puissance énergétique délivrée par le pétrole. En clair, elles seront inaptes à satisfaire la demande mondiale en énergie, exponentielle compte-tenu du big bang démographique en cours et à venir.
4. Le réchauffement climatique avéré va continuer à rendre plus incertains les fruits de l'agriculture et vitale la lutte pour l'eau potable, ce qui est malvenu au moment où l'humanité s'achemine vers les 8 ou 10 milliards d'hommes, de femmes et d'enfants à l'horizon 2030. Ah oui, j'oubliais, il va aussi raviver diverses pandémies...
5. Le fiasco irakien, le terrorisme fondamentaliste et les diverses tensions géopolitques vont contribuer à isoler encore plus les USA et leurs alliés, tout en préparant le terrain pour différents conflits de ressources (eau, terre, pétrole...) de par le vaste monde.

Conséquences annoncées ?
- Un fort recul de la mondialisation, les transports et les échanges devenant beaucoup plus coûteux, et l'économie mondiale étant de ce fait durablement mise à mal

- Un repli sur elles-mêmes, jusqu'à la sécession, des zones qui seront les plus épargnées (les plaines du Midwest, par exemple) versus les contrées moins bien loties (le Southwest aride).
Cela ne manquera pas de produire un affaiblissement, voire une explosion de l'état fédéral, au profit de nouveaux potentats locaux...

- Cela va sans dire, une crise financière planétaire à côté de laquelle le krach de 1929 passera pour un tout petit accident de trésorerie, et surtout un changement radical et sans retour de notre mode de vie... voire de notre civilisation ?

Toutes ces sympathiques catastrophes annoncées sont exposées dans The Long Emergency, publié en 2005 par James H. Kunstler.

Et depuis 2005, hélas, l'Histoire n'a pas été capable de le démentir...
Le bonhomme est controversé (sûr que ce qu'il écrit prête aux réactions...) mais ses théories sont très largement partagées, aux US comme ailleurs.

Pour en savoir plus, je vous recommande la série de documentaires "How The End Began" sur YouTube.

Rassurez-vous : Kunstler n'est pas infaillible, puisqu'il n'avait pas vu venir la crise des subprimes et celle du système financier tout entier qui nous occupe ces jours-ci.

Bonne nouvelle ? Pas vraiment, quand on sait à quel point notre croissance européenne est à la remorque de celle d'outre-Atlantique....

Je vous avais promis de la SF ? Vous avez tout : un jerrycan de Mad Max 2, une ration de Soleil Vert, un petit souffle du Jour d'Après, et quelques notes du Postman.... Et pour les leçons de survie et d'intégrité en temps de grande récession, je vous conseille Le Kid de Chaplin...

Bons films... Et vivement qu'on reparle de marketing, non ?

Sources : innombrables, tapez simplement 'End of Oil" et/ou "Fin du pétrole" sur n'importe quel moteur (sic).

mardi 18 mars 2008

Le marketing de la récession

C'est quasi-officiel : hausse du coût du pétrole et crise financière menacent de faire tomber les Etats-Unis dans une récession dont tous ignorent l'ampleur et la durée... et les répercussions sur les autres économies occidentales.

Heureusement (?), les périodes troublées où l'ordre des choses est chamboulé peuvent créer de belles opportunités pour qui sait rester créatif...

Aux US en ce moment, ça devient même un vrai fond de commerce, ces techniques de guerilla pour surfer sur la crise !

En voilà un petit exemple : 10 conseils pour prospérer en temps de récession, grâce aux merveilles de l'univers digital.




Ce n'est pas trop compliqué à comprendre, ce n'est pas très nouveau non plus (en gros, le net permet des économies et des interactions)...je vous laisse voir...

La question reste donc entière : quel sera l'impact d'internet - moteur de l'innovation - sur la récession... et réciproquement ? Difficile à (pré)dire, par manque de précédent historique...

Et à propos d'innovation - ou de recyclage d'idées - vous profiterez de cette splendide présentation grâce à Slideshare, le YouTube du powerpoint...

Source : Experience Matters